Décoder da Vinci Code - La légende de Rennes le Château

Décoder da Vinci Code - La légende de Rennes le Château
La légende de Rennes le Château
La première source concerne les propos qui sont tenus sur un prêtre de l'Aude, l'abbé Béranger Saunière (qui porte le même nom que le conservateur du musée du Louvre victime du tueur et grand-père de l'héroïne Sophie Neveu).

L'histoire de ce prêtre est simple à comprendre pour qui connaît un peu l'histoire de France à la fin du 19e siècle. Nommé curé de Rennes-le-Château, ce jeune prêtre découvre la misère de ce village et la désolation de son église. Il prend publiquement parti contre la République qu'il accuse de vouloir détruire la religion et d'avoir part à l'action du diable. Il est sanctionné par le ministre des cultes (nous sommes en 1885 avant la séparation de l'Église et de l'État) qui lui retire son salaire pendant 3 ans. L'incident le rend célèbre. On le présente comme d'une victime de l'intolérance des ennemis de la religion ; la comtesse de Chambord, veuve du prétendant au trône de France, vient à son aide et lui donne de l'argent dont il se sert pour restaurer son église. Le curé reçoit ensuite régulièrement des dons - par manière d'honoraires de messe - de la part des familles nobles et ce avec largesse. Pour respecter une certaine discrétion, l'abbé Saunière ne perçoit pas les mandats à la poste de son village, mais au chef-lieu où il se rend. Le voilà donc riche : après avoir restauré l'église, il se construit une solide demeure qui tranche dans ce pauvre village, d'autant qu'il y bâtit une tour qui surplombe la falaise. On jase. L'évêque veut le déplacer ; l'abbé use de son droit d'inamovibilité pour rester curé à Rennes le Château ; mais ce conflit avec l'évêque fait jaser d'autant qu'à sa mort, il ne lègue pas la maison au diocèse, mais à sa gouvernante... C'est l'ami de cette dernière, Noël Corbu, qui, à la mort de sa compagne, imagine que la fortune du curé était due au fait qu'il aurait trouvé un trésor caché dans son église. Quel trésor ? C'est alors que se construit un roman à partir du fait que Rennes le Château a été une citadelle wisigothique. On imagine que Titus après avoir pillé Jérusalem aurait emporté le trésor du Temple à Rome ; puis Alaric ayant pillé Rome aurait repris le trésor, qui aurait été ensuite caché à Rennes le Château, sous la menace des Francs... Il y a d'autres hypothèses qui impliquent le trésor des Templiers.

Il fallait expliquer pourquoi l'abbé Saunière avait tant d'amis dans l'aristocratie. L'abbé Saunière était un bon latiniste et il occupait les loisirs que lui laissait sa charge de curé de village de 300 habitants pour mener des travaux d'érudition. Cette activité était très classique dans le monde ecclésiastique. Il allait rencontrer d'autres érudits de la région. L'idée est venue qu'il avait découvert non seulement de l'or, mais des manuscrits qui lui auraient donné la connaissance d'un secret : à savoir que Jésus aurait épousé Marie-Madeleine ; de ce mariage serait née une fille, laquelle serait l'ancêtre de Clovis et des rois mérovingiens. La découverte de ce secret aurait assuré la fortune de l'abbé Saunière.

Tout ceci ne repose sur rien ; mais les propos du village ont donné matière à un livre publié par Gérard de Sède, L'Or de Rennes ou la Vie insolite de Béranger Saunière, 1967. Ce livre prétend retrouver la généalogie des Mérovingiens et la fait remonter à Jésus. Il existe un descendant, Pierre Plantard de Saint Clair. Cette idée à été reprise dans un livre américain de Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh, L'Énigme sacrée (Holy Blood, Holy Grail),1982. C'est ce livre qui est la source de Dan Brown ; un indice est donné dans le fait que le maître qui veut découvrir le secret en s'alliant à l'Opus Dei par ruse, porte le nom de Leigh Teabing.

Telle est la base de l'intrigue : rien qui puisse être reçu comme attesté et vérifié ; ce sont des interprétations fantaisistes, totalement inutiles, puisque tout s'explique simplement et naturellement quand on connaît la situation d'un curé de campagne fier et érudit à cette époque.

Il est très intéressant de se demander qui sont les auteurs de ces interprétations. Gérard de Sède est un très bon conteur ; il s'inscrit dans la ligne du surréalisme dont une devise est « l'imaginaire c'est ce qui tend à devenir réel ». Son livre est un modèle de production surréaliste qui n'a pas de valeur scientifique.
# Posté le vendredi 05 mai 2006 10:16

Marie-Louise von Franz : interview de Rolande Biès

Marie-Louise von Franz  : interview de Rolande Biès
Rolande Biès - Marie-Louise von Franz, comment vous situez-vous par rapport à Jung ?

Marie-Louise von Franz - J'ai commencé à dix-huit ans par une analyse avec lui et je l'ai aidé à traduire les textes latins et grecs de l'Alchimie. C'est ainsi que j'ai assisté à la naissance de ses pensées après sa soixantième année. Je suis devenue son élève. Je lui dois tout.

R.B. - D'où vient votre intérêt pour les contes de fées ? Quel est leur importance pour vous ?

M.L.v.F. - Madame von Beit m'a demandé de l'aider à écrire un livre sur les contes de fées. Mais elle ne voulait pas d'interprétation jungienne (après avoir fait un ouvrage de milles pages ! ). Alors j'ai continué seule et je me suis spécialisée dans l'interprétation psychologique. Ainsi j'ai découvert que les contes de fées sont les représentations archétypiques de l'inconscient collectif les plus fécondes, les plus variées et les plus fondamentales de tous les mythes. Ils nous livrent une " anatomie comparée " de l'âme humaine collective. Et puis ils sont beaux, et ils parlent directement à tout le monde.

R.B. - Vous avez collaboré à toutes les grandes œuvres alchimiques de Jung. Quelle est pour vous la place de l'Alchimie chez ce dernier ?

M.L.v.F. - Quand Jung descendit dans les profondeurs de son inconscient (après la séparation d'avec Freud), il produisit un énorme matériel symbolique qui ne semblait pas avoir d'analogies avec les mythes connus. Par ses rêves, il fut conduit à l'Alchimie, et là, il y découvrit tous les parallèles de ses expériences ! Ces dernières n'étaient donc pas que des images subjectives, elles continuaient un long rêve collectif humain, un rêve qui compense et complète ce qui manque dans notre mythe officiel chrétien et qui explique le développement des sciences naturelles. Pour lui (et pour moi), le mythe de l'Alchimie est le mythe de l'Occident, celui de l'ère du Verseau, le mythe qui pourrait guérir nos problèmes actuels.

R.B. - Que signifie l'Alchimie pour l'homme contemporain ?

M.L.v.F. - Notre monde conscient officiel souffre d'un conflit entre religions chrétiennes et sciences naturelles (souvent matérialistes et rationnelles). Les symboles de l'Alchimie réunissent ces deux mondes. Ils apparaissent spontanément dans beaucoup de rêves modernes. Le patient de Psychologie et Alchimie était physicien. Dans le symbolisme de l'Alchimie se trouve anticipée une réunion du monde de l'âme et de la matière.

R.B. - Que pensez-vous du parallèle entre la psychologie de Jung et la physique nucléaire ?

M.L.v.F. - Les hypothèses fondamentales de la physique sont des images archétypiques, c'est-à-dire énergie, particules, etc. Ce sont donc en dernière analyse des images psychiques (mentales). Au contraire, si l'on descend dans les couches les plus profondes de l'inconscient, on parvient à une couche qui n'est pas purement psychique mais semble miroiter des faits physiologiques, ou plutôt atomiques. C'est comme si l'on s'approchait d'une réalité unique (que Jung appelle unus mundus) par deux côtés différents, qui n'est plus psychique et pas davantage matérielle, le " mystère de l'être ou de la vie " qui transcende notre compréhension. Mais les modèles que l'homme se fait se rencontrent, si l'on s'approche du côté matériel ou psychique.

R.B. - Quel est, à cet égard, le sens du grand livre Nombre et Temps, que Jung vous a confié avant de mourir, pour que vous l'écriviez à sa place ?

M.L.v.F. - Jung m'a seulement donné quelques notes qu'il a prises sur les qualités individuelles des premiers cinq nombres, mais il a laissé les allusions indiquant qu'il y avait là comme une suite à l'idée de la synchronicité. Le reste, je l'ai assemblé, clarifié aussi bien que j'ai pu. Ce qui m'a surtout aidée, c'est la découverte que, dans la Chine antique, les nombres étaient reliés naturellement à l'idée de synchronicité. Ce sont probablement les " Naturkonstanten " de l'unus mundus, de l'être psychique et de la matière.

R.B. - Si l'on voulait rénover l'enseignement pratique de la psychologie de Jung pour l'homme de la rue, que diriez-vous ?

M.L.v.F. - Dans le passé il était naturel à tout homme de prendre ses rêves en considération (voyez la Bible, par exemple). Certains rêves ont décidé du destin de l'humanité. Le rêve est la voix de l'instinct humain, qui peut nous donner un conseil dans des situations où la raison pure ne suffit pas ; par exemple, il peut indiquer le futur. Dans notre monde moderne, la nature n'est plus le grand danger pour l'homme, c'est maintenant l'homme lui-même qui est le grand danger, c'est à dire l'état de son âme. Par exemple, la bombe atomique, le terrorisme, les folies politiques (comme le nazisme), etc. Jung montre un chemin qui nous permet d'éviter ces dangers.

R.B. - Comment voyez-vous l'avenir de l'école jungienne ?

M.L.v.F. - Comme la psychologie de Jung commence à être très connue, elle attire des opportunistes, des ambitieux, des officiels, qui veulent la représenter sans l'appliquer à eux-mêmes. C'est là un grave danger. Jung prévoyait que ce serait plutôt ceux qui souffrent, ceux qui cherchent, ceux qui essaient de vivre avec sa sagesse, qui la garderaient en vie. Peut-être devons-nous passer par une catastrophe générale avant que Jung ne soit redécouvert, par les survivants, s'il y en a ...

R.B. - Quel message adressez-vous aux jeunes, ici et maintenant ?

M.L.v.F. - Le message des hippies : " Do your own thing ", mais dans un nouveau sens : qu'ils s'appliquent à leur âme personnelle, qu'ils se laissent conduire par leurs rêves vers une créativité nouvelle qui pourrait faire revivre notre culture occidentale dans une forme nouvelle, où l'homme individuel libre est placé au centre, vivant en harmonie avec la nature, au lieu de l'exploiter et de la détruire. L'attitude fondamentale est une attitude d'amour, non de pouvoir.

Interview réalisée par Rolande Biès (1978)
# Posté le mardi 02 mai 2006 12:20

Photographies inexpliquées d'ovnis classiques

Photographies inexpliquées d'ovnis classiques
Sicile :

Ces objets volants inexplicables ont été vu et photographiés en Italie, et en d'autres pays Européens. Le photographe a été longuement interviewé et explique que les objets sont restés immobiles pendant plusieurs minutes. De nombreux témoins de différents lieux au sol ont confirmé.

Par le fait que les spectateurs semblent diriger leurs regards ailleurs que vers les objets, la photographie est considérée généralement comme un montage.
# Posté le jeudi 08 décembre 2005 04:23

La ''malédiction'' de l'homme des glaces qui fait une 6e victime....

La mort d'une 6e personne liée à la découverte dans un glacier alpin du corps congelé d'un homme surnommé "Oetzi" a renforcé la légende d'une prétendue "malédiction" qui entoure la célèbre momie âgée de 5.300 ans.

L'archéologue Tom Loy, 63 ans, spécialiste en chimie moléculaire, a été découvert il y a deux semaines à son domicile de Brisbane, en Australie, alors qu'il mettait la dernière main à un livre consacré justement à "Oetzi", a rapporté vendredi le quotidien The Australian.

M. Loy, né aux Etats-Unis et directeur du laboratoire de sciences archéologiques de l'Université de Queensland, reposait mort à son domicile depuis plusieurs jours lorsque son corps a été découvert.

L'achéologue souffrait d'une affection du sang depuis une douzaine d'années, ont indiqué des membres de sa famille au journal. Sa maladie avait été diagnostiquée peu après que son chemin croise celui de la momie congelée.

"Oetzi" avait été découvert en 1991 dans un glacier en altitude du Tyrol italien, près de la frontière autrichienne, et les articles et les photos de ce guerrier de l'âge de pierre remarquablement conservé avaient suscité un immense intérêt dans le monde entier.

La théorie de la "malédiction" est née de la supposition qu'"Oetzi" serait extrêmement fâché d'avoir été dérangé dans son repos de 53 siècles.

M. Loy lui-même avait bien fait savoir avant sa mort qu'il ne croyait pas à cette "malédiction", qui aurait prétendument tué cinq autres personnes liées à Oetzi: Helmut Simon, 67 ans, le touriste allemand qui a découvert la momie, mort il y a un an lors d'une randonnée dans la même région, l'archéologue Konrad Spindler, qui a le premier examiné la momie, mort à 55 ans d'une sclérose en plaque, Rainer Henn, chef de la mission scientifique consacrée à Oetzi, mort à 64 ans dans un accident de voiture alors qu'il allait donner une conférence sur la momie, le guide de montagne Kurt Fritz qui a emmené Rainer Henn auprès de la momie (mort à 52 ans dans une avalanche), et Rainer Hoelzl, le journaliste qui a filmé le retrait d'Oetzi de sa gangue de glace, mort à 47 ans d'une tumeur au cerveau.
# Posté le lundi 05 décembre 2005 03:32
Modifié le jeudi 08 décembre 2005 04:29

Cayce - Histoire de cas, post-lecture

Cayce - Histoire de cas, post-lecture
Le diabète


Le sujet rapporta qu'avant de mettre en pratique les principes qu'il avait trouvé dans les lectures d'Edgar Cayce, il prenait 20 unités d'insuline par jour et suivait un régime de 1300 calories prescrit par un diététicien d'hôpital. Tous les sucres lui étaient en outre interdits. Il se rendait compte que les résultats de ce régime laissaient à désirer.

Il consulta les dossiers en circulation de Cayce et commença à suivre la diète au raisin ainsi que le régime général qu'il l'avait vu suggéré dans les fichiers.

A son avis, les résultats furent remarquables. En trois mois, il maigrit de 25 livres et réussit à réduire son insuline de 20 unités à aucune. Au moment où il envoya son rapport, il se passait complètement d'insuline depuis des mois.
# Posté le samedi 15 octobre 2005 03:32